Totem #1, 2009

Totem #1, 2009
photographie
80 x 120 cm
Totem # 13, 2009

Totem # 13, 2009
totems
photographie
60 x 90 cm
Totem # 12, 2009

Totem # 12, 2009
Totems
Photographie
80 x 120 cm
Totem #2, 2009

Totem #2, 2009
Totems
photographie
80 x 120 cm
Totem # 8, 2009

Totem # 8, 2009
Totems
Photographie
60 x 90 cm
Celia, 2005-2008

Celia, 2005-2008
little dolls
photographie
50 x 33 cm
Anna, 2005-2008

Anna, 2005-2008
Little dolls
photographie
50 cm x 33 cm

Alain Delorme est un photographe français qui vit et travaille à Paris. Il a reçu le prix Arcimboldo. La série Little Dolls questionne l'identité des petites filles qui jouent avec leurs regards comme des concurrentes de concours de beauté. A travers une chirurgie de pixel comme Alain Delorme le dit, il capture et change les regards des filles et apporte une critique acerbe de la façon dont notre société utilise l'innocence. Aujourd'hui, l'esthétique est plus présente que jamais. Dans une société où l'image prend une part entière dans l'environnement quotidien, nous faisons face à un phénomène de normalisation. Le «phénomène Lolita» ne cesse de croître, vraiment enraciné dans notre société. Ces bébés-femmes peuvent être vues partout : à la télévision, dans les magazines, films, etc. La série Little Dolls d'Alain Delorme  questionne ce phénomène.

En 2010, Alain Delorme a été accepté au programme de résidence de la Fondation Ai Ling et a, depuis, fait plusieurs voyages en Chine pour préparer sa série Totems. La nouvelle série Totems d'Alain Delorme nous plonge dans le cœur de la Chine contemporaine et de sa complexité. Sous le ciel bleu d'un Shanghai très coloré, les hommes portent dans toute la ville des piles incroyables. Ces colonnes précaires faites de carton ou de chaises apparaissent comme les nouveaux totems d'une société en pleine transformation, à la fois une usine pour le monde et un nouvel El Dorado de l'économie de marché. Tandis que l'on est généralement fasciné par l'illusion de la grandeur de la société chinoise, Alain Delorme choisit de se concentrer sur les individus qui courent autour de la ville. En termes de forme, l'auteur diverge du style documentaire et de sa neutralité affectée, en adoptant encore une certaine frontalité. L'image est organisée en strates horizontales, comme dans une section archéologique. Du trottoir au bâtiment, les motifs sont positionnés à des intervalles et permettent à différentes temporalités urbaines de coexister: la vie quotidienne, l'éphémère, le mouvement incessant des passants, et les grandes transformations, les chantiers de construction et de nouvelles tours. Au-delà de l'équilibre de ces compositions, l'auteur rompt les règles du genre documentaire, en jouant avec l'édition et la couleur pour nous présenter un type de «réalité augmentée», mettant en lumière les paradoxes de la ville la plus dynamique de la Chine.

Sa dernière série, Murmurations, est une série de photographies de sculptures éphémères de plastiques. L'harmonie de la composition d'ensemble et la densité des couleurs des photographies séduit le spectateur jusqu'à ce qu'il prête attention aux détails et se rende compte que ce qui semblait être des oiseaux sont des sacs plastiques. Alain Delorme dénonce l'exaltation aveugle que le spectateur peut avoir et le pousse à prendre du recul face à l'image et l'importance du problème écologique que représente les sacs plastiques.

Pour plus d'information sur l'artiste et les œuvres disponibles : cliquez ici