Actualité

Street Generation(s)

40 ans d'art urbain

30 mars - 9 juil 2017

ARTISTS : André, A-One, Ash, Banksy, Tarek Benaoum, Blek le Rat, C215, Crash, Dface, Dondi, Dran, Faile, Shepard Fairey (Obey), Futura, Keith Haring, Jay, Jef Aerosol, JonOne, JR, Katre, Kaws, L'Atlas, Ludo, Barry Mc Gee, Miss. Tic, Mode 2, Steve More, Nasty, Os Gemeos, Psy, Quik, Ramellezee, Remi Rough, Rero, Seen, Skki, Space Invader, Sten Lex, Swoon, Tanc, Vhils, Jacques Villeglé, Nick Walker, West, YZ, Zevs, Zhang Dali, Zlotykamien, etc.

PHOTOS BY : Stephane Bisseuil, Ian Cox, Yoshi Omori

CURATOR : Magda Danysz

 

Aujourd'hui, le Street Art apparaît comme étant sans conteste le mouvement artistique le plus important de la fin du XXème et du début du XXIème siècle. Des précurseurs devenus legends aux jeunes generations qui réinventent ses codes sans relâche, un corpus artistique solide émerge et l'art urbain entre dans l'histoire de l?art.

 

À travers les oeuvres de 50 artistes de renom, créées spécialement pour l'exposition ou issues de collections privées, des interventions in situ et hors-les-murs et des documents d'archives, l'exposition STREET GENERATION(S) 40 ans d'art urbain dresse un panorama complet, inédit en France, de ce mouvement foisonnant.

 

Que l'on parle de graffiti, art urbain ou street art, une réalité artistique a fait jour ces dernières décennies. Au rythme de villes aussi variée que Rio de Janeiro, New York, Paris ou encore Sydney, s'est construite une culture visuelle mondiale. Cette culture s'est propagée à travers le monde assurant aussi un renouvellement constant.

 

Inspiré par leur environnement de, jadis, jeunes graffeurs ont continué leurs efforts pour devenir de véritables artistes et inspirer des générations entières. Ces nouvelles générations ont-elles-mêmes ensuite repoussé les limites de cet art, inventant de nouvelles variantes. Penchons-nous sur les raisons qui font des artistes de ce mouvement de véritables talents et pourquoi leurs pratiques variées s'inscrivent résolument dans l'Histoire de l'art.

 

Depuis quand parle-t-on de Street Art ? Qu'est-ce que ce terme regroupe ? Pourquoi, en ce début de 21ème siècle, est-ce une forme d'art importante ? Alors qu'il fait référence à ce qui englobe les procédés artistiques liées au graffiti, au pochoir et à tout ce qui en découle depuis plus de 40 ans, le terme de Street art s'est imposé assez tardivement. Le mot lui-même apparait que dans les années 2000 pour décrire une activité qui existait déjà depuis la fin des années 60. Employé lors des premières ventes aux enchères dédiées (il fallait bien donner un nom au catalogue) vers 2006 ou encore lors de l'exposition « Street Art » à la Tate de Londres en 2008, cette dénomination semble s'être depuis imposée pour décrire un mouvement artistique à part entière mais caractérisé par une grande diversité.

 

Ce qui lie toutes ces interventions est une culture commune. Ce mouvement artistique s'est forgé sur des principes profondément ancrés et toujours à l'oeuvre aujourd'hui. S'agit-il plus d'une école commune ? D'une allégeance pour la vie ? D'une identité visuelle ? Un peu des trois. En tous les cas, c'est un mouvement à l'impact mondial, d'une magnitude inégalée, qui forge la culture contemporaine de façon bien plus importante qu'on ne le pense à première vue.
Pourtant les artistes eux-mêmes répugnent pour la plus part à se voir labellisé street artistes. Avec souvent des années de formation sous le coude, ils souhaitent avant tout être reconnus en tant qu'artistes. Il ne faut pas oublier que malgré une étiquette de Street Art il s'agit avant tout d'art, de parler de démarches d?artistes, de travail profond et en écho avec notre environnement quotidien : d'art contemporain donc.

 

Le terme de Street Art incommode en premier lieu les artistes qui sans renier une culture et une inspiration, ne veulent pas, dans une grande majorité, être réduit à une étiquette. Comme si le Street Art était quelque chose à part de l'Art Contemporain. A certains galeristes de le rappeler avec dédain lors de déjeuner avec les plus hautes autorités politiques, ou à des responsables de musées eux-mêmes de regarder de haut ces artistes supposément un peu jeunes et vandales. Au talentueux artiste Philippe Baudelocque, qui travaille à la craie sur les murs de la ville, de justifier avec justesse sa distanciation du mouvement : « jusqu'à maintenant, on m'a, pour la plupart des cas, invité à m'exprimer en tant que street artiste. Sur le coup j'étais content mais un petit goût de non-épanouissement me restait toutefois en travers de la gorge. J'ai compris exactement pourquoi en fait ce mot-valise "street art" est si puissant dans l'imaginaire qu'il est devenu nocif pour moi. L'an dernier je suis intervenu dans plusieurs colloques et participé à plusieurs ouvrages collectifs sans parler des publications dans les différentes presses et je me suis aperçu que dans TOUS les cas, à aucun moment on ne parle de mon propos, de ce qui m'intéresse vraiment, mes thèmes de travail etc... A chaque fois c'est le street art qui l'emporte aussi j'ai décidé de mettre un terme à mon concours concernant les projets contenants les mots : urban art, street art etc... Si je ne prends pas cette mesure maintenant, je ne serai jamais invité à des expositions en tant qu'artiste tout court. ».

 

Comment résoudre alors cet insoluble débat entre, d'un côté, un mouvement d'ampleur qui existe bel et bien, inspire, et de l'autre côté de véritables artistes qui vont toujours plus loin en repoussant les limites. C'est pour cela qu'importe l'approche critique historique. Revenons ainsi sur 40 années de création pour comprendre la richesse et la qualité des démarches rattachées à ce mouvement.

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Une exposition réalisée avec le soutien de la Fondation Crédit Mutuel Nord Europe.


LA CONDITION PUBLIQUE
14, Place Faidherbe, Roubaix
Tram, metro: Eurotéléport station
Liane 4, Bus 33 - V?Lille: la Condition Publique station


Exposition du 31 mars au 18 juin 2017
Mercredi au Dimanche de 13h à 19h
Nocturnes jusqu?à 22h samedi 8 avril, samedi 13 mai, vendredi 19 mai, samedi 20 mai, samedi 17 juin


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